Société

BENIN/ ÉDUCATION : La CBO-EPT en ordre de bataille contre les violences en milieu scolaire

La CBO- EPT, Coalition béninoise des organisations pour l’éducation pour tous a convié ce jeudi 13 juin professionnels des médias et acteurs du système éducatif à une conférence de presse à son siège à Cotonou. L’objectif est d’amener les décideurs politiques et tous les acteurs du système éducatif à s’engager pour la mise en application du code de l’enfant et la tolérance zéro en matière de violences aux enfants en milieu scolaire et familial.

La vision de société de la CBO-EPT depuis 2003 est de voir une société où tous les citoyens ont accès à une éducation de base de qualité qui leur permet de participer effectivement au développement du pays. Face aux professionnels des médias, le président national de la Coalition a condamné très farouchement les violences en milieu scolaire. Nommément, il s’agit des châtiments corporels, des harcèlements sexuels, qui sont toujours têtus malgré les multiple campagnes et l’existence l’arsenal juridique. Thomas Kossi Cakpo n’a pas manqué d’inviter les professionnels des médias à être des canaux de transmission des différents plaidoyers de la Coalition. Pour Mouhamadou Yarou, conseiller en éducation à Plan International Bénin, les filles sont les futures mamans qui se chargeront d’éduquer les générations futures. Donc, pense-t-il, l’éducation de nos filles aujourd’hui, c’est garantir une génération future bien éduquée. L’état des lieux aujourd’hui en matière de violence faites aux filles en milieu scolaire est alarmant.

Au cours de l’année scolaire 2017-2018, sur 294 127 filles inscrites dans les CEG du Bénin, 2743 cas de grossesses ont été enregistrées. Face à cette situation qui perdure, Plan International Bénin, potentiel partenaire de la CBO-EPT, souhaite que les autorités agissent impérativement pour le renforcement du mécanisme de sanction et de référencement systématique des auteurs de ces actes contraires aux textes législatifs du Bénin. Présente à cette communication de plaidoyer, Augustine Degla, conseillère technique en éducation au ministère de l’enseignant secondaire, laisse entendre: ” nous aurons à sanctionner plus fort”. Les acteurs de violences de tout genre et de toute nature s’expose à de lourdes sanctions. Tout acteur direct ou complice du mariage d’enfant de moins de 18 ans court à en croire la fonctionnaire du ministère de Mahougnon Cakpo, une peine de 3 à 10 ans d’emprisonnement et une amende de 100 000 à 500 000 mille francs CFA. 

L’exploitation et toute forme de torture ou traitement inhumain cruel ou dégradant sont aussi punies par les textes. Les enseignants auteurs de ces cas de violences s’exposent à des sanctions disciplinaires allant de la rétrogradation à la radiation. Pour finir, la CBO-EPT n’est pas restée sans faire de plaidoyer. L’organisation de la société civile souhaite que le Procureur de la République sollicite le sens d’engagement dans l’auto saisine de ces cas de violence. L’autoritaire ministérielle est quant-à lui invitée à être sensible aux cris de détresse et aux douleurs silencieuses des enfants, filles comme garçons. ” Monsieur le Ministre du Travail et de la Fonction Publique, les enfants attendent de vous des actes administratifs en vue de faciliter la mise en application effective du code de l’enfant” lance Thomas Kossi Cakpo, président national de la CBO-EPT.

Le pouvoir législatif devra pour la CBO-EPT, interpeller l’exécutif sur les mécanismes de dénonciation mis en place pour mettre les enfants à l’abri des violences et abus en particulier le châtiment corporel et les grossesses, causes principales de la déperdition scolaire au Bénin. Il faut signaler que dans ces actions de lutte contre la déperdition scolaire et ses initiatives allant dans le sens de l’éducation inclusive,la CBO-EPT est soutenue par la Coopération belge au Développement et Plan Belgique avec l’appui technique de Plan International Bénin. La conférence de presse s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme Impact Elle.

Edem Abdias SOSSOUKPE

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