Afrique

RDC: un mort  et plusieurs blessés lors d’une manifestation dans la cité de Fungurume

En RDC, des milliers de creuseurs artisanaux étaient ce dimanche 18 août dans la cité de Fungurume, située dans la riche province minière du Lualaba, dans le sud du pays  pour manifester leur mécontentement. Ils protestent contre les opérations de saisie des minerais provenant des sites de l’entreprise minière Tenke Fungurume Mining. Rappelons que cette cité minière de Fungurume, compte près de 5 000 creuseurs, dont la plupart ont été délogés des sites de l’entreprise Tenke Fungurume Mining il y a plus de deux mois.

C’est autour de 19h, qu’un calme précaire a été observé dans la cité minière de Fungurume. La circulation a repris sur la route nationale n°39, où des centaines de véhicules, transportant principalement des minerais, sont restés bloqués durant toute la journée.

Partie de deux quartiers  dans la matinée de ce dimanche, la manifestation des creuseurs artisanaux dans la cité de Fungurume s’est amplifiée le long de la journée. Les manifestants ont pris d’assaut  quelques commissariats de la police et pillé certains biens au marché principal de la cité. Dans l’après-midi, des échauffourées ont eu lieu entre ces derniers et les forces de l’ordre.

L’armée venue en renfort, a tiré plusieurs coups de feu. Selon le gouverneur de la province minière du Lualaba Richard Muyej, le bilan provisoire est d’un mort, plusieurs blessés par balle et des actes de vandalisme. Il a accusé un député national élu du secteur de soulever les creuseurs contre la police.

Depuis plus d’une semaine, les policiers poursuivent des creuseurs artisanaux qui continuent d’exploiter illégalement les minerais sur les sites de l’entreprise Tenke Fungurume Mining, un des grands exploitants miniers dans la région.

Le député Kabikwa Mastaki quant à lui a indiqué que ce sont plutôt les arrestations de creuseurs et la saisie de leurs minerais qui ont suscité leur colère. Il y a plus de deux mois, une vaste opération de déguerpissement de ces creuseurs artisanaux sur des sites d’exploitants industriels avait été conduite par des militaires de l’armée congolaise.

Par Ruth J. HOUNSOU