20 septembre 2019
Economie

Christine Lagarde : les femmes sont l’avenir du monde

Pour devenir une des personnalités les plus puissantes de l’époque, la directrice du FMI a dû renverser préjugés et discriminations. Elle appelle ses contemporaines à se battre

A chaque étape de votre carrière, vous avez été une pionnière. Première femme présidente du plus grand cabinet d’avocats aux Etats-Unis, première femme ministre des Finances d’un pays du G7, première femme directrice générale du FMI… En tant que défricheuse, quelle est votre vision sur la condition de la femme ?
Christine Lagarde. Ce qui me frappe, c’est d’abord le caractère universel de cette question. Les obstacles, les discriminations, les violences exercées à l’encontre des femmes existent partout. Du nord au sud, des pays émergents à ceux du G7. Leur prévalence est universelle. Lors de chacun de mes voyages effectués pour le Fonds, j’organise des rencontres en tête à tête avec des groupes de femmes. De tous profils, de tous âges, de toutes professions. Des entretiens à huis clos. Elles et moi, sans témoins. A chacune de ces occasions, leurs récits m’impressionnent – entre autres – par leurs similarités, notamment dans les violences qu’elles subissent et qu’elles décrivent

En comparaison avec l’époque de vos débuts, en 1981, diriez-vous que les femmes accèdent au pouvoir plus aisément ?
Absolument pas ! Les logiques d’exclusion persistent, immuablement. Indépendamment de leurs vertus, de leurs compétences ou de leur résilience, dès qu’elles s’approchent d’un peu trop près des sanctuaires, les obstacles se multiplient. Insuffisance de résultats, biais culturels, historiques, manque de disponibilité supposée… Les motifs pour leur barrer la route n’ont pas évolué depuis des décennies. Au pouvoir, on compte une immense majorité d’hommes. Pour une poignée de femmes. A la timide exception de quelques pays, dont l’Ethiopie, le Rwanda ou le Canada, où des efforts sont faits pour lutter contre ce phénomène.

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Des chiffres en demi-teinte pour la première fortune d’Afrique :Aliko Dangote Résultats nigérians et fortune personnelle en forte progression : les affaires d’Aliko Dangote se portent bien, malgré des pertes enregistrées dans tous les pays sur lequel il est présent sur le continent, hors Nigeria, et l’entrée de son groupe à la bourse de Londres repoussée à 2020. Les affaires de la première fortune d’Afrique sont globalement de plus en plus prospères. Présent entre autres sur les marchés du ciment et de l’industrie alimentaire, Aliko Dangote a atteint la 63ème place du classement mondial des milliardaires tenu par Bloomberg, le 26 février dernier, avec une fortune estimée à 16,7 milliards de dollars (14,6 milliards d’euros). Cette actualisation n’a pas été prise en compte par le classement de Forbes, dans lequel Aliko Dangote apparaît à la 100ème place du classement, avec une fortune estimée à 10,3 milliards de dollars.________________________________________ Hausse des bénéfices Deux jours plus tard, son groupe Dangote Cement, premier producteur de ciment en Afrique subsaharienne, publiait des résultats annuels eux-aussi en hausse. Avec 390 milliards de nairas de profits nets en 2018 (932 millions d’euros au 31 décembre 2018), le groupe réalise sa meilleur année d’exercice depuis sa création en 1981. Ces bénéfices ont été renforcés par un reversement d’impôts ayant fait grimper les actions du groupe à la bourse de Lagos. Les profits de Dangote Cement ont ainsi augmenté de 91,1% par rapport à 2017. Au niveau des revenus globaux, les performances du groupe sont passées de 806 milliards de nairas en 2017, à 901 milliards en 2018, soit une hausse de 11,9 %. Au Nigeria, les revenus sont passés de 552 milliards de nairas en 2017, à 618 milliards en 2018, pour une bénéfice de 492 milliards de nairas. Dans les neuf autres pays où le groupe est actif (Cameroun, RDC, Éthiopie, Ghana, Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, Tanzanie et Zambie), les revenus sont passés de 258 milliards de nairas en 2017 à 283 milliards en 2018. Malgré cette hausse, l’entreprise affiche une perte nette de 88 milliards de nairas hors Nigeria, pour l’année écoulée. L’introduction au London Stock Exchange est « toujours à l’étude » Concernant sa présence sur les marchés financiers internationaux, le groupe vient en revanche de repousser son annonce d’octobre 2018. Aliko Dangote avait annoncé l’entrée de Dangote Cement au London Stock Exchange pour 2019. Finalement, le groupe a fait savoir que cette introduction serait remise à 2020. Annoncée puis repoussée régulièrement depuis six ans, cette introduction est « toujours à l’étude. Nous sommes en pourparlers avec un certain nombre de banques », a fait savoir le cimentier à l’agence de presse Reuters.

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