Benin

BENIN/POLITIQUE: Les exigences de SOGLO

L’ancien Président de la République Nicéphore Dieudonné Soglo demande le retour des exilés politiques.

Joint au téléphone par nos confrères de la Radio France Internationale (RFI), il s’est prononcé sur le retrait des forces de l’ordre du domicile de Boni YAYI. Pour lui, c’est un grand pas pour le retour de la démocratie au Bénin.

Le premier président de l’ère démocratique au Bénin à d’abord remercier les chefs d’Etats du continent pour leurs efforts dans l’évacuation des forces de sécurité de la résidence de l’ancien locataire de la marina Boni Yayi. <<Plusieurs personnalités d’Afrique y ont pris une part décisive. Je veux nommer ici les Présidents du Nigeria, S.E. Muhammadu BUHARI et, S.E. Paul KAGAME du Rwanda, qui méritent toute notre gratitude pour leur hauteur d’esprit, leur humanité et leur sens du discernement face à l’affreux drame en cours au Bénin. D’autres comme le Président Equato-Guinéen, OBIANG NGUEMA MBASOGO, le Congolais Sassou NGUESSO et l’Ivoirien Alassane Dramane OUATTARA y ont, ô combien, grandement contribué. Je ne saurais oublier, naturellement nos frères Présidents du Togo et du Niger avec qui nous sommes toujours en symbiose. Et que dire de la formidable mobilisation de la diaspora béninoise et des amis du Bénin partout dans le monde. Et grand merci au Forum des Anciens Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique, créé en 2006 à Maputo par un grand visionnaire : Nelson MANDELA. Ils se sont mobilisés tous, sans exception, contre l’injustice qui frappait notre pays. J’ai cependant une pensée particulière pour les Présidents OBASANJO et KUFFOR qui se sont joints à notre combat.>> a-t-il cité. Selon lui, après la libération de Boni Yayi, la deuxième étape consiste à réorganiser les élections législatives pour une assemblée nationale légitime. Pour finir, l’ancien Président de la République a exigé le retour de tous les exilés politiques. << Que tout ceux qui ont été jetés en prison ou qui vivent en exil rentrent chez eux. C’est le minimum si l’on veut que la paix règne dans le pays .>> a-t-il expliqué pour conclure.

Folvarès M. ZANNOU